CHOIX DE BAGOTVILLE ET CONSTRUCTION DE L’AÉROPORT DE SAINT-HONORÉ
 
La guerre se poursuit toujours, Hitler continue son avance et rien ne semble pouvoir l'arrêter; c’est dans ce contexte, qu’on accentue le plan d’entraînement aérien du Commonwealth Britannique (Grande-Bretagne, Australie, Canada et Nouvelle-Zélande) et que des ingénieurs parcourent tout le pays afin de découvrir les meilleurs emplacements pour la construction d’une centaine d’aéroports.
 
Bagotville a finalement été choisie comme première unité d’entraînement opérationnel (Operational Training Unit : OTU) pour les pilotes de chasse du Commonwealth, la seule du genre au Canada. Bagotville, comme tous les aéroports d’entraînement OTU, devait obligatoirement avoir une base auxiliaire prête à prendre le relais en tout temps. L’aéroport de Saint-Honoré a donc été construit en 1942 afin de rencontrer cette obligation. Bagotville, en plus de l’entraînement des pilotes, devait également protéger les barrages hydroélectriques ainsi que les usines Alcan qui s’inscrivaient dans l’effort de guerre. Il est difficile d’imaginer que les Allemands pouvaient attaquer ces usines et ces barrages, mais on peut concevoir aisément que des commandos pouvaient s’infiltrer sur les côtes du fleuve Saint-Laurent et du Saguenay. La présence de sous-marins allemands (U-Boats) dans le golfe et le fleuve et certains incidents rapportés nous apprennent que des Allemands auraient été vus sur ces côtes.
 

C’est en juillet 1942 que des appels d’offres pour la construction de l’aéroport de Saint-Honoré ont été lancés; ils prévoyaient le débroussaillage, le drainage, la construction de voies de départ et pistes de roulement à revêtement dur...

 

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